Marché de Sudbury : contrer les menaces tarifaires avec des produits locaux de qualité
Chaque samedi, au marché de Sudbury sur la rue Elm, artisans et producteurs ne vendent pas seulement des produits locaux, mais défendent une philosophie de qualité et de soutien aux producteurs canadiens. Face aux montagnes russes tarifaires et à une économie incertaine, ils affirment que l'artisanat local peut rivaliser avec les géants de l'industrie. Trois femmes passionnées par la boulangerie et la pâtisserie démontrent leur engagement pour la production locale. Meredith Teller, propriétaire de Hazel & Rosemary Micro Bakery & Kitchen, vend des miches de pain au levain. Pour elle, l'achat local permet de Elle n'est pas trop préoccupée par les menaces de tarifs douaniers, car elle privilégie les produits locaux, mais elle a une pensée pour les gens occupant un emploi pouvant être impacté par les tarifs. Claudette Mainville et sa fille Julie présentent leurs produits faits maison, allant des gâteaux au fromage aux tartes au citron. Elles utilisent des ingrédients canadiens, mais redoutent tout de même l'impact des tarifs sur leur production. Photo : Radio-Canada / Déborah St-Victor À l'entrée du marché, Claudette Mainville vend des gâteaux faits maison, allant des pains à la banane et au citron, aux tartelettes au citron et au beurre, en passant par les gâteaux au fromage. Elle utilise des produits canadiens, mais craint que les tarifs n'augmentent le prix de certaines matières, comme les noix. À côté, sa fille Julie vend des pommes de terre locales de la ferme familiale et, à partir de juillet, des légumes, des fraises et des baies de saison. Mme Mainville redoute une hausse du prix des semences, notamment pour les choux et les fraises, en raison de l'application de tarifs douaniers. Albert McCallum, potier de Hanmer, utilise de l'argile canadienne pour ses créations, soulignant l'importance de la production locale face à l'influence des grandes industries.
Photo : Radio-Canada / Déborah St-Victor Albert McCallum, un artisan local de Hanmer, spécialisé dans la poterie, présente des pièces uniques faites d'argile, façonnées à la main. Carla Robson, apicultrice de l'île Manitoulin, produit du miel local, utilisant des pots fabriqués au Canada, renforçant ainsi son engagement pour la production entièrement locale.
Photo : Radio-Canada / Déborah St-Victor Carla Robson, apicultrice sur l'île Manitoulin, partage sa passion pour le miel local. Pour elle, Bien qu’elle ne pense pas que les tarifs douaniers affecteront son approvisionnement, elle pense que cela Elle reste néanmoins déterminée à produire un miel pur et savoureux, car, selon elle, ses clients privilégient la qualité. Selon Mathew Martynov, la ferme Penokean Hills réfléchit à la manière de collaborer avec d'autres agriculteurs pour créer un produit local haut de gamme afin de répondre à la demande croissante des consommateurs. Photo : Radio-Canada / Déborah St-Victor Mathew Martynov, employé à la ferme Penokean Hills Farms dans le district d'Algoma, explique que la marque de la ferme repose sur le bœuf Angus artisanal, élevé dans la région. Selon lui, les menaces de tarifs douaniers n'auront pas d'impact sur les habitudes des consommateurs : Toutefois, il estime qu'il est essentiel de renforcer la fabrication locale et d’autres secteurs pour garantir une plus grande indépendance économique. Louis Philips Desjardins, spécialiste des farines biologiques, vend des produits frais moulus à partir de grains anciens et prépare chaque semaine des pâtes avec de la semoule biologique du Québec. Louis Philips Desjardins, expert en produits biologiques, parle des défis des producteurs canadiens face aux tarifs sur les équipements agricoles importés.
Photo : Radio-Canada / Déborah St-Victor Il conclut en exprimant l'espoir que le Canada puisse retrouver son élan dans la fabrication, soulignant l'importance de rétablir la production locale d'équipements.On essaie vraiment d'acheter et d'utiliser uniquement des ingrédients locaux et définitivement canadiens
, explique-t-elle.soutenir des personnes qui ont des entrepôts plus petits, soutenir les fermiers, les producteurs locaux
.
Des confections artisanales locales

Je vérifie tout ce que j'achète maintenant pour voir d'où cela vient. Et s'il vient des États-Unis, je ne l'achète pas
, souligne le potier.Je pense que si les barrières commerciales étaient levées dans notre propre pays, nous pourrions acheter des produits partout au Canada, car la plupart des produits que vous trouvez dans les épiceries peuvent être cultivés chez nous
, ajoute M. McCallum.Miel : un trésor local à préserver

il est très important d'acheter local, de soutenir son propre pays.
affectera certainement d'autres entreprises
.Boucherie et charcuterie locale : la qualité avant tout

Si vous achetiez des produits des États-Unis, vous continuerez à acheter là-bas.
Un pastier et fermier 100 % bio canadien

Ça fait 15 ans que je travaille avec des produits locaux, que je promeus le local et que je suis un défenseur du local. Mon optimisme varie selon les saisons et les années. J'espère que cette fois-ci, c'est la bonne
, déclare-t-il.Les États-Unis parlent de mettre des tarifs, mais nous, on s'est tiré une balle dans le pied, car on a permis à d'autres pays de nous concurrencer avec un désavantage pour nous, en tant que fabricants, depuis des décennies
, explique-t-il, soulignant l'importance de soutenir l’industrie locale pour rester compétitifs.Il nous manque toute l’ingénierie et la fabrication d’équipements dans le secteur agroalimentaire. Le Canada était un champion dans ce domaine, mais ce n’est plus le cas. Il faut recommencer à fabriquer les équipements ici, et ensuite, les gens qui feront la transformation suivront
, dit-il.
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